Washington DC — Afrique Plume. Dans une vidéo massivement diffusée, l’activiste pro-régime connu sous le nom de VDP Togo affirme que des cadres du parti au pouvoir togolais fournissent des informations au journaliste Ferdinand AYITE pour régler des comptes en interne. Assurant savoir « d’où cela vient », il pointe directement des « traîtres » au sein du camp qu’il défend. Une telle sortie dépasse le simple tacle contre un journaliste : si ces faits sont réels, ils révèlent une crise interne ; s’ils sont faux, ils engagent la responsabilité de leur auteur.
L’activiste ne critique pas seulement les analyses du journaliste. Il soutient que ce dernier sert de relais à des membres du régime désireux d’affaiblir leurs propres collègues ciblant notamment les récentes attaques d’AYITE contre le ministre de l’Éducation nationale. En dénonçant des « traîtres », VDP n’attaque plus un opposant, mais met directement en cause le fonctionnement du système qu’il soutient.
Affirmer connaître l’origine de ces fuites va bien plus loin que de simples soupçons. VDP ne suppose pas : il assure savoir et attribue ces manœuvres à la jalousie ou à des rivalités. Cela impose une vérification. Si ces propos sont vrais, ils démontrent que des pans du pouvoir instrumentalisent un opposant médiatique. S’ils sont faux, ils accusent arbitrairement des figures du régime de haute trahison.
Cette situation fait désordre pour UNIR, qui se présente comme un parti discipliné, structuré et uni. Que des rivalités existent est classique, mais VDP décrit des cadres qui arment un adversaire politique. Venant d’un fervent partisan du régime, l’accusation prend un poids particulier.
Simple activiste sans fonction officielle au sein d’UNIR, VDP n’est pas le porte-parole du parti. Lorsqu’il évoque des « traîtres » au sommet, il doit préciser s’il s’agit d’une simple intuition, de rumeurs ou de preuves tangibles. Le débat public ne peut pas s’alimenter de suppositions non étayées.
Afrique Plume ne conteste pas le droit de VDP à critiquer Ferdinand Ayité. En revanche, puisqu’il affirme savoir qui alimente le journaliste, il doit désormais le prouver : qui sont ces personnes et sur quelles preuves s’appuie-t-il ? Quant aux dirigeants d’UNIR, ils ne peuvent ignorer de telles déclarations sur l’état de leurs rangs.
VDP prétend savoir : il doit maintenant s’expliquer. On ne peut pas vanter la cohésion d’un parti tout en accusant publiquement ses cadres de pactiser avec l’adversaire. Une clarification s’impose.
Afrique Plume suivra ce dossier.

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