Washington DC— Afrique Plume.
Face à la tempête suscitée par ses révélations sur de présumées fuites d’informations vers le journaliste Ferdinand Ayité, l’activiste pro-régime VDP a repris la parole. Loin de rétracter ses propos, il assume sa ligne et précise sa cible : les fuites proviendraient selon lui d’anciens opposants aujourd’hui intégrés au pouvoir, qu’il qualifie de militants « pas totalement convertis ».
Une vision martiale de la discipline de parti
Pour justifier sa démarche, VDP compare le parti au pouvoir à une structure familiale au sein de laquelle la trahison peut surgir. Selon lui, alerter publiquement sur la présence d’« infiltrés » ne constitue pas une attaque contre son propre camp, mais un acte de loyauté militante.
En déclarant qu’il appartient désormais aux instances d’UNIR « d’investiguer, de les démasquer, de les sortir et de les punir », l’activiste exhorte ouvertement la direction du parti à mener une purge interne. Il dépeint l’arène politique comme un affrontement permanent où « tout le monde est contre tout le monde », banalisant ainsi les luttes d’influence au sommet.
La suspicion jetée sur les ralliements politiques
L’aspect le plus lourd de cette sortie réside dans la désignation explicite des suspects : les figures de l’opposition ayant rejoint la majorité. En affirmant que ces personnalités travaillent « à contre-courant », VDP jette un discrédit direct sur la politique d’ouverture et de rassemblement prônée par le pouvoir.
Cette déclaration installe un climat de défiance systémique au sein des institutions :
Stigmatisation des alliés : Elle remet en cause la sincérité des engagements politiques pris lors des ralliements récents.
Pression sur la direction : Elle place les dirigeants d’UNIR face à un dilemme : ignorer ces accusations au risque de paraître vulnérables, ou réagir au risque d’alimenter une chasse aux sorcières en interne.
Alors que l’activiste transforme ce dossier en un test de loyauté pour la majorité, la question reste de savoir comment les cadres visés et les instances du parti répondront à ce qui ressemble désormais à une crise de confiance ouverte. Afrique Plume continue de suivre l’évolution de ce dossier.

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