Donald Trump — Lula — États-Unis — Brésil — ASEAN — Diplomatie — Commerce international — Kuala Lumpur

Réunis en marge du sommet de l’ASEAN à Kuala Lumpur, le président américain Donald Trump et son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva ont affiché un rapprochement notable après plusieurs mois de tensions diplomatiques et économiques entre Washington et Brasilia.

La capitale malaisienne Kuala Lumpur a été le théâtre, dimanche, d’une rencontre diplomatique très attendue entre Donald Trump et Luiz Inacio Lula da Silva. Face aux caméras du monde entier, les deux dirigeants ont marqué une volonté d’apaisement, après une dégradation profonde de leurs relations ces derniers mois.

Cette réunion s’est déroulée en marge du sommet de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN), auquel les États-Unis étaient invités. Un événement marqué également par la signature d’un cessez-le-feu historique entre la Thaïlande et le Cambodge, après un conflit frontalier ayant fait au moins 43 morts en juillet. Donald Trump, qui aime se présenter comme un négociateur hors pair, a revendiqué son rôle dans l’aboutissement de cet accord.

Des tensions commerciales encore vives

Les États-Unis ont récemment imposé des droits de douane de 50 % sur plusieurs produits brésiliens, notamment dans l’acier, l’aluminium et certains produits agricoles. Une décision qui a provoqué l’ire de Brasilia et fragilisé l’économie du géant sud-américain.

Sur le plan politique, Washington s’était en outre ouvertement positionné en faveur de l’ancien président Jair Bolsonaro, adversaire direct de Lula, contribuant à envenimer l’atmosphère diplomatique.

Pourtant, dimanche, les deux dirigeants ont affiché une volonté d’avancer ensemble.

« Le Brésil et les États-Unis sont deux nations majeures. Nous devons renforcer notre coopération, pas la saboter », a déclaré Lula.

Donald Trump s’est montré tout aussi conciliant :

« Nous avons parfois des désaccords, mais nous sommes capables de les dépasser dans l’intérêt de nos peuples. »

Un rapprochement dicté par les intérêts

Si aucun accord concret n’a encore été signé, des négociations techniques devraient s’ouvrir rapidement entre les deux gouvernements. Plusieurs sujets sont au cœur des discussions :

  • Réduction progressive des sanctions douanières
  • Coopération énergétique (pétrole, biocarburants)
  • Partenariats industriels et technologiques
  • Coordination diplomatique face à la montée de l’influence chinoise en Amérique du Sud

Pour Trump comme pour Lula, en pleine bataille politique intérieure, l’image d’une diplomatie constructive constitue un atout important.

Une paix commerciale encore fragile

Les analystes parlent d’une trêve pragmatique, davantage motivée par les impératifs économiques que par une véritable affinité personnelle. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si cette réconciliation débouchera sur un accord durable ou si elle s’évaporera aussi vite qu’elle a été affichée.

À Kuala Lumpur, les deux présidents ont choisi l’apaisement et la coopération. Reste désormais à transformer cette poignée de main en engagements concrets, afin de restaurer une relation stratégique entre deux puissances majeures de l’économie mondiale.

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